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Ces cinq prochaines années, le militantisme des travailleurs devrait augmenter, coûtant 25 % de leur chiffre d’affaires aux entreprises selon le rapport d'Herbert Smith Freehills

25 November 2019 | Global
Firm news

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Les grandes entreprises s’attendent à une baisse annuelle de 25 % de leur chiffre d’affaires à cause de l’engagement militant de leur personnel. En termes réels, cela pourrait représenter des coûts s’élevant à 177 millions de livres par an.
D’après le nouveau rapport publié par Herbert Smith Freehills, les cadres dirigeants de certaines des plus grandes entreprises du monde considèrent que le militantisme des travailleurs est l’un des trois plus grands risques qui menacent la réputation de leur entreprise.
 
Intitulé The Future of Work (Le Monde du travail de demain), ce rapport s’appuie sur des entretiens réalisés avec des cadres dirigeants d’entreprises déclarant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 250 millions de livres. Les conclusions du rapport révèlent ce qui suit :
 
  • Plus de 80 % des entreprises s’attendent à assister à l’augmentation du militantisme chez les membres de leur personnel au cours des trois à cinq prochaines années.
  • Selon 57 % des personnes interrogées, les craintes de voir les travailleurs remplacés par des systèmes automatisés sont l’un des premiers facteurs déclencheurs de ce phénomène, dépassant les salaires et avantages (47 %) et les préoccupations environnementales (46 %) dans la liste des principaux motifs poussant les salariés à faire entendre leur voix.
  • Le militantisme n’est plus réservé aux travailleurs en contrat à durée indéterminée. En effet, les réponses des personnes interrogées laissent penser que les travailleurs intérimaires et contractuels sont de plus en plus enclins à donner leur avis, ce qui se fait plus particulièrement ressentir dans les secteurs immobilier, pharmaceutique et sanitaire.
Les conclusions qui sous-tendent le rapport de Herbert Smith Freehills laissent présager que les conseils d’administrations devraient accorder davantage de valeur au renforcement du dialogue avec les salariés. Un peu plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) citent les problèmes de main-d’oeuvre comme un risque important pour la réputation des entreprises, devancé seulement par les cyber-menaces (65 %) et les craintes d’un nouveau ralentissement économique mondial (62 %).
 
« Les salariés donnent de plus en plus souvent leur avis sur des questions qui ne s’arrêtent pas à leurs préoccupations personnelles immédiates concernant leur rémunération et la culture de leur entreprise. D’après nos recherches, ils souhaitent avoir leur mot à dire en interne et à l’externe sur des sujets aussi variés que les décisions stratégiques des  entreprises ou l’éthique commerciale. Les employeurs doivent trouver le juste milieu entre l’éventualité d’une atteinte à leur réputation et le pragmatisme de la création de valeur pour les actionnaires » explique Emma Röhsler, associée et responsable de la pratique droit social pour la zone EMEA.
 
Même si cette étude indique que près de 80 % des entreprises disposent d’un comité d’entreprise ou d’une autre forme de représentation des travailleurs au conseil d’administration, les personnes interrogées prévoient que les travailleurs auront de plus en plus souvent recours à d’autres canaux pour exprimer leurs préoccupations. À la majorité écrasante de 94 %, elles prévoient une augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux publics, tandis que 77 % d’entre elles affirment que les actions en justice faisant appel à des financements participatifs deviendront de plus en plus nombreuses. Près des deux tiers (63 %) estiment que la signature de pétitions numériques s’accélérera au cours des cinq prochaines années.
 
Dans un même temps, 86 % des personnes interrogées pensent qu’elles recevront davantage de doléances internes de la part des membres de leur personnel, identifiant plus précisément l’utilisation des pages intranets, les lignes d’écoute anonymes et les procédures de doléance internes comme principaux canaux d’expression des préoccupations des travailleurs.
 
Emma Röhsler ajoute : « La technologie numérique offre aux employés un moyen de plus en plus pratique d'exprimer leur point de vue. Alors qu’ils devaient autrefois faire de nombreuses démarches, ils peuvent désormais diffuser leurs préoccupations au plus grand nombre d’un simple clic. Le choix de la méthode relève d’une décision personnelle, mais les employeurs devraient adopter une approche de transparence quant aux canaux d’expression qu’ils recommandent à leurs salariés et quant à la façon de les utiliser. Le plus important consiste à mettre en place des lignes directrices créant un lieu propice aux débats sans les étouffer par la même occasion. »
 
De plus, les employeurs comprennent parfaitement qu’il est important qu’ils soient transparents dans leurs rapports avec leurs salariés. Seulement 7 % des personnes interrogées ont déclaré avoir décidé de ne pas s’engager sur la voie de l’écoute des salariés, même si 48 % d’entre elles opteront exclusivement pour des canaux externes, au détriment des forums internes, malgré les risques que cela représente en termes de réputation.
 
Note 
Étude effectuée en août et septembre 2019 au niveau mondial. Au total, 375 membres du conseil d’administration / de la haute direction d’organisations employant plus de 1 000 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 250 millions de livres ont été interrogés par téléphone.

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